Sélectionner une page

La paisible côte ouest de l’ile Sud, Nouvelle-Zélande

par | Fév 7, 2015 | 10 commentaires

Pour débuter, je tiens à remercier l’énorme vague de support et d’encouragement d’ont vous m’avez fait part suite à la publication de mon dernier article. Je lis chacun de vos commentaires et je réponds à tous vos messages lorsque j’en ai l’occasion. Vous lire me motive, me pousse à me dépasser et m’encourage à mettre les bouchées doubles. Rester éveillé jusqu’à quatre heures du matin en bordure de l’océan, subissant de forts vents et des températures près du point de congélation, il n’y a pratiquement rien d’agréable à ça. Les photos que je vous partage depuis maintenant trois mois, elles ne sont pas le fruit du hasard. Elles requièrent souvent beaucoup de planifications, de sacrifices et parfois même de risques. Il y a une bonne différence entre un touriste qui déambule un peu partout avec sa caméra et un photographe qui fait tout pour obtenir les meilleurs clichés possibles, jour après jour. Je suis passionné, j’adore ce que je fais et je suis très heureux de voir que vous appréciez autant que moi ce que je vous partage de semaine en semaine. Je vous présente maintenant le résumé de mes derniers jours en reprenant où je vous avais laissé à la fin de mon précédant article.

Après plusieurs jours dans la région de Queenstown, il était temps pour moi de quitter la ville définitivement et de commencer ma remontée de l’ile Sud par la côte ouest. Je me déplace toujours en autostop et je suis maintenant à plus de 90 personnes différentes qui m’ont fait monter dans leur véhicule depuis mon arrivée en Nouvelle-Zélande il y a deux mois. Chaque fois que j’embarque dans un véhicule, c’est une nouvelle histoire. Souvent ce sont des gens locaux qui me donnent des conseils, me font visiter leur coin de pays et certains vont même jusqu’à faire un détour de 30min+ pour me reconduire à ma destination! Je me suis fait donner de la bière, de la nourriture, un bandeau et même un Nouveau Testament ! Quand ce n’est pas des locaux qui m’embarquent, c’est des touristes. Je reste avec eux une heure, une journée complète et parfois même quelques jours. De Queenstown jusqu’au Lac Hawea (ma nouvelle destination), ça m’aura pris quatre voitures différentes.

Comme pas mal partout en Nouvelle-Zélande, l’eau est toujours aussi claire. Un bleu vif qui émerveille à chaque fois. Sur la photo suivante, les roches étaient à environ un demi-mètre de profondeur. L’eau est si pure, si propre !

Fait intéressant, les gens locaux à la Nouvelle-Zélande se nomment les ‘’kiwis’’. Le fruit tel que nous le connaissons s’appelle le ‘’kiwi-fruit’’. D’ailleurs, la personne suivante à m’embarquer était un kiwi et se dirigeait vers le même endroit que moi, le glacier Franz Joseph. Sur notre chemin, nous croisons deux autostoppeuses et Frank (le kiwi), s’arrêta pour les faire monter. Surprise, deux Québécoises! Il y avait un bon moment que je n’avais pas rencontré de canadiens-français, ça fait toujours du bien. Toujours en route vers le glacier, nous arrêtons dans un endroit en bordure de la route qui prénommé Blue Pools. Honnêtement, je commence à manquer d’adjectifs dans mon vocabulaire pour décrire l’endroit. L’eau est si claire qu’on peut y voir le fond malgré ses quelques mètres de profondeur.

J’ai pris ces photos à partir d’un pont suspendu à une douzaine de mettre de l’eau. Qu’est-ce que fait un amateur de sensations fortes devant un endroit comme ça? Ça saute naturellement!

L’eau était extrêmement froide comme à l’habitude, mais la montée d’adrénaline en valait la peine. Toujours avec le kiwi et les deux Québécoises, nous quittons Blue Pools et continuons notre route vers le glacier Franz Joseph. La route est toujours aussi agréable, qui se tannerait de rouler en bordure de la côte comme ça ?

Nous déposons les deux filles à d’une auberge de jeunesse, puis Frank et moi s’installons dans un camping tranquille en bordure d’un lac. C’est maintenant mon moment favori dans une journée, le coucher du soleil. Les montagnes enneigées que vous apercevez, ça fait partie de Franz Joseph. Chaque soir où le ciel est dégagé, j’en profite pour faire quelques photos d’étoiles. C’est quelque chose dont je ne me tannerai jamais.

Le lendemain matin, nous nous dirigeons vers le fameux glacier Franz Joseph. Il est possible d’y faire une excursion en hélicoptère jusqu’au-dessus du glacier pour ensuite aller faire de l’escalade (ice climbing) de certaines parties du glacier, activité qui avait l’air super intéressante! Malheureusement, mon budget de voyageur à long terme m’a uniquement permis que de faire une marche jusqu’au pied du glacier.

J’avais beaucoup d’attentes envers le glacier, bien des gens m’en avaient parlé comme étant un de leur moment fort de voyage. Pour ma part, je crois que ce fut la déception de mon voyage. Ça ressemblait à une accumulation de neige sale. Je m’attendais à plus impressionnant. Ce qu’il faut savoir, c’est que le glacier est en danger. Il a énormément fondu dans les dernières années et il a perdu tellement de neige que sont front a reculé de près d’un kilomètre en moins de 10 ans.

Je quitte Frank le kiwi et continue mon chemin en autostop sur la côte ouest. Celle-ci est très géographiquement différente de la côte est. L’ouest est beaucoup plus rural. Il ne comporte pratiquement pas de villes, peu de gens y habitent et c’est vraiment plus tranquille que tout le reste de l’ile. Ça complique un peu la tâche pour l’autostop (car il y a pas beaucoup de véhicules sur la route), mais je m’en suis quand même très bien sorti. Ce qui est bien quand je me fais embarquer par des touristes, c’est qu’eux aussi aiment arrêter pour prendre des photos des beaux points de vue.

Un peu plus tard, deux Françaises me font monter dans leur ‘’campervan’’. Couché sur le lit à l’arrière, je crois que c’était mon transport le plus confortable jusqu’à présent !

La photo suivante illustre bien mon installation typique pour diner. Brûleur, chaudron, bouteille d’eau et des pâtes en sac (les fameuses Ramen). Parfois quand je me sens riche j’y ajoute des petits morceaux de jambons ou de saucisses.

Pour vous expliquer ma philosophie de voyageur pauvre, je vous dirais que j’essaie de vivre au strict minimum, de dépenser le moins possible. Je préfère manger des pâtes sept jours sur sept, dormir en camping et pouvoir voyager pendant trois mois sans travailler que de m’offrir de bons repas et des auberges de jeunesse dispendieuses (3 à 10x le prix d’une nuit dans un camping). Beaucoup d’entre vous pensent que j’ai un énorme budget pour voyager comme je fais depuis des semaines, mais c’est totalement faux et je dirais même que je dépense beaucoup moins que lorsque je suis au Québec. Vous avez bien lu, ça me coute moins cher voyager et voir tout ces endroits incroyables que de passer un hiver à -20c au Québec. Tout est une question de minimiser mes dépenses, ce qui me permet d’en voir le plus possible. Je vous laisse sur la vue que j’avais lors de mes deux derniers soirs, il n’y a pas mieux pour s’inspirer! De mon côté, je me dirige vers un endroit reculé dans la Golden Bay où j’assisterai et participerai au festival Luminate en tant que photographe. 10 jours en pleine nature avec deux autres milliers de festivaliers, j’ai plus que hâte!

 

Articles que vous pourriez aimez:

destination aventure est un blog de voyage fait au Québec
destination aventure est un blog de voyage fait au Québec