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Des paysages à couper le souffle jour après jour

par | Jan 20, 2015 | 12 commentaires

Les semaines défilent tellement vite, ça fait maintenant déjà deux mois que je suis en Nouvelle-Zélande, c’est fou à quel point je ne vois pas le temps passer. À l’heure actuelle, je suis au sud complètement de l’ile Sud et je prends mon avion pour retourner au Canada le 22 février au nord de l’ile Nord. Quelques 1500 kilomètres me séparent de l’aéroport, je commence donc tranquillement à prévoir mon retour (je trouve ça triste d’écrire ça ‘’mon retour’’). Heureusement, il me reste encore un mois et je vais en profiter le plus possible! Sans plus attendre, je vous présente mon résumé de la dernière semaine.

J’étais donc rendu à Milford Sound. C’est la destination par excellence en Nouvelle-Zélande, la plus primée des voyageurs et considéré comme l’une des meilleures destinations touristiques au monde. Toujours accompagné Carol-Ann, nous nous y sommes rendu. Milford Sound est situé sur la côte ouest de l’ile Sud la partie pluvieuse de la Nouvelle-Zélande. L’endroit reçoit beaucoup, beaucoup de pluie par année. On parle de pratiquement sept mètres et une moyenne de 185 jours de pluie annuellement. C’est l’un des endroits les plus pluvieux au monde. Lorsque nous y sommes arrivé vers midi, sans grande surprise, il pleuvait. Très ennuagé, mauvaise visibilité, j’étais assez déçu (quoi que je devais m’y en attendre).

On nous informe qu’habituellement, ça se dégage vers 18h. Il est midi. Nous décidons de tenter notre chance et d’attendre. Le seul problème, c’est qu’il n’y a absolument rien à faire ici, outres des croisières ($$$) en bateau. Ce n’est pas une ville, tout ce qu’il y a c’est un petit café et des kiosques pour réserver les croisières. Pas de randonnées à faire, rien à visiter ou à voir au tour et encore moins de wifi. Nous avons passé le temps en jouant au Yatzee et à tourner en rond dans les environs. Le temps était long, mais l’attente en aura finalement valu la peine. Ça s’est finalement dégagé aux environs de 19h, sept heures après notre arrivée.

Nous y sommes resté jusqu’au coucher du soleil et j’y ai fait une de mes photos favorites jusqu’à maintenant. J’étais vraiment content d’avoir attendu afin d’avoir de bonnes conditions météorologiques. Ça, c’est le Milford Sound que je désirais voir.

L’hébergement étant excessivement cher ici (même le camping, 40$/nuit pour un terrain rustique sans service), nous cherchions un endroit un peu éloigné de la route afin d’y planter notre tente subtilement pour la nuit. Une petite route secondaire en terre nous a conduit jusqu’à un petit terrain vague au milieu du bois. Il y avait quelques autres voitures, visiblement des voyageurs qui comme nous, allaient camper ici. Ils étaient une quinzaine, tous originaire de l’Argentine. Ambiance musique espagnole, feu de camp, gros souper communautaire, tamtam, c’était vraiment génial. Ils nous ont servi à souper, donné du vin et de la bière, on n’aurait pas plus passer une meilleure soirée. C’est drôle parce que toute la soirée ils ont parlé Espagnol, nous avons pratiquement rien compris du début à la fin, mais nous avons vraiment eu du plaisir avec eux.

Ce sont des moments comme ça qui me rappellent pourquoi je voyage. Toutes ces rencontres et ces souvenirs inoubliables, ça va me marquer à vie. Le lendemain matin, nous reprenons la route en direction Queenstown. Fidèle à elle même, les paysages de la Nouvelle-Zélande sont toujours aussi magnifiques.

En route, nous avons rencontré un Kea. Le Kea est un perroquet sauvage assez commun ici. Il est très beau à regarder, mais tellement fatigant! N’ayant pas de prédateurs naturels, ils ne sont pas peureux. Ils adorent mâcher tout ce qui leur tombe sous le bec. Les essuie-glaces d’automobiles, des sandales de plage laissées à la vue, je me suis même fait voler un bas et une semelle que je faisais sécher il y a quelques jours après une longue randonnée. Ils peuvent ouvrir les fermetures éclaires des sacs et tentes et n’hésite pas non plus à monter sur ta table pendant que tu manges pour voler ton repas.

De retour à Queenstown avant la tombé de la nuit, j’en profite pour aller faire des photos du coucher du soleil. Je fais la rencontre d’un Européen qui fait de la photo aussi et nous passons quelques heures ensemble.

 La météo était favorable, c’était parfait. J’ai même, pour la première fois ici, effectué quelques autoportraits!

Ensuite, nous nous dirigeons jusqu’à Queenstown Hill afin d’y capturer quelques clichés de la ville de nuit. La photo ci-dessous est un panorama composé de quatre photos misent ensemble afin d’obtenir un angle de vue plus large.

Une nuit passe, puis je me dirige en auto-stop vers Wanaka, pour aller y faire une randonnée de quelques heures avec une Israélienne que j’avais rencontrée la veille.

Nous nous rendons jusque devant le Rob Roy Glacier, une montagne au sommet enneigé à longueur d’année, même l’été à 30 degrés.

La pose ''on a chaud/on est collant faut pas trop se toucher''

Nous revenons en ville et ce soir-là, je vais dormir en auberge de jeunesse. En après-midi, je fais la rencontre d’un Canadien d’Alberta et d’une fille des Pays-Bas. Tous deux viennent de se rencontrer eux aussi et quelques minutes plus tard ils improvisaient ensemble à la guitare. Couché dans mon hamac, je les écoute pendant deux heures. Il fait beau, je fais des rencontres formidables au quotidien, je ne peux rien demander de plus.

Plus tard en soirée, je fais une autre marche d’une heure dans le but de photographier l’un des arbres le plus photographiés au monde, le ‘’lone tree’’ (l’arbre solitaire) de Wanaka. Il pousse dans l’eau à une dizaine de mètres de la rive et a vraiment fière allure.

La nuit passe puis je reprends la route à nouveau, direction Mt Cook. C’est le plus haut sommet de la Nouvelle-Zélande à plus de 3800m d’altitude.

Je passe la nuit dans un petit terrain de camping au pied de la montagne. Cette nuit-là le ciel était dégagé, j’ai donc pu photographier la Voie Lactée pour la première fois de mon aventure!

Le lendemain j’avais une grosse journée de prévue, l’ascension d’une bonne partie de la montagne. J’aurais bien aimé me rendre jusqu’au sommet, mais pour y parvenir ça nécessite un équipement complet d’alpiniste, des aptitudes d’escalade sur glace et une bonne connaissance des risques d’avalanche. Ce sera peut-être pour une autre fois… Le temps prévu pour ma randonnée est de 4 heures de montée et 3 heures de descente. J’apporte des vêtements chauds (vous comprendrez pourquoi bientôt), de la nourriture, 2.5 litres d’eau et ma caméra puis je commence mon ascension. La première partie est meurtrière. C’est que des marches. L’une après l’autre, en zigzagant sans arrêt. Je les ai comptés, il y en avait 1902. 1902 marches (oui j’ai vraiment compté jusqu’à 1902!). C’était tout un défi (de monter 1902 marches, pas de les compter), mais je suis récompensé avec cette vue.

Malheureusement, les marches c’était la partie facile de l’ascension. Ensuite, ça devenait un peu plus complexe car il n’y avait plus de marches, il fallait grimper de roche en roche. Éventuellement, vue l’altitude atteinte, je marchais maintenant dans la neige. Je me rends jusqu’à un abri pour y faire une pause. Les gens peuvent y dormir moyennent 32$/personne par nuit. Il y a un petit espace cuisine, des tables et plusieurs lits à étage. L’endroit sert aussi de protection en cas de météo dangereuse.

J’y dine, m’habille plus chaudement, puis continue ma montée. Je suis à la recherche de la plus belle vue possible! Un dernier 30 minutes d’escalade me procure ce point de vue majestueux. En bas à gauche on peut apercevoir le camping et à droite le village du Mt Cook.

Voici à quoi ressemblait le terrain. La montée n’était pas si mal, mais la descente s’avèrera beaucoup plus complexe. Chaque pas était minutieusement calculé et le risque de glissement de terrain était assez élevé.

En descendant, je suis témoin d’une avalanche au loin. Le son résonnait entre les montagnes, c’était quelque chose que je n’avais jamais vécu auparavant. C’était aussi fort que le tonnerre, mais durait plus longtemps. Ma photo ne fait pas justice à l’ampleur de l’événement (vue sa distance par rapport à moi), mais on parle d’une avalanche de quelques dizaines de mètres.

Une fois mon ascension terminée, je redescends tranquillement jusqu’au camping. Je range ma tente, fais mon sac à dos et retourne de nouveau faire de l’autostop sur la route en direction du Lac Tekapo (pour la deuxième!). Les prochains jours de mon aventure suivront dans mon prochain article. J’ai déjà hâte de l’écrire et de vous le présenter! Il y a quelques jours, j’ai, hors de tout doute, fait mes meilleures photos en Nouvelle-Zélande et j’irais même jusqu’à classer l’une d’elles dans le top 3 de mes plus belles photos à vie. J’ai vraiment hâte de vous montrer tout ça. Je vous laisse sur une photo inspirante qui représente bien la vie ici. Après avoir lu mes récits jusqu’à présent, qui d’entre-vous aimerait faire un roadtrip de quelques semaines ici?

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destination aventure est un blog de voyage fait au Québec
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